Guinée : une ouverture attendue à la finance islamique
-
Ces obligations financières constituent une source de financement diversifiée aux gouvernements et aux entreprises.
Le gouvernement guinéen tenté de s’ouvrir à la finance islamique. Et ce du fait du Cabinet d’intermédiation financière NOMAD AFIIP qui offre à l’État de la Guinée Conakry une possibilité de financer des projets d’envergure.
Il aguiche le gouvernement avec à l’hameçon, le Sukuk, un produit de la finance islamique susceptible de mobiliser une palette financière de 500 millions de dollars.
Guinée: un regain d’intérêts des bailleurs
Le cabinet justifie cette approche marquée par une volonté. Il se résout à s’impliquer dans le Programme de développement socio-économique souverain de la Guinée Conakry, Simandou 2040 qui pousse à un « regain d’intérêts des bailleurs et investisseurs privés motivés ».
/image%2F7141210%2F20260322%2Fob_c157e7_conakry-finance.jpg)
Ces partenaires sont décidés à « accompagner la Guinée, dans la transformation en profondeur de son économie pour son développement », précise le gouvernement guinéen.
Ce cadre macro-économique favorable au bon climat des affaires donne des ailes à ce cabinet d’experts « pour accompagner l’État dans la mobilisation d’un financement de 500 millions de dollars par le biais des Sukuk ».
Sukuk: une opportunité stratégique et attractive
En cela, le gouvernement perçoit « une opportunité stratégique et attractive » liée à sa stratégie de diversifier ses sources de financement qui servent de « tremplin vers un accès à d’autres produits similaires sur le marché financier international ».
Le groupe d’experts s’apprête à « mobiliser des investisseurs étrangers » animés d’un intérêt. Cette volonté de valoriser le potentiel guinéen. Il souscrit à dénicher des partenaires capables de financer des projets routiers, infrastructurels voire énergétiques.
Et cette approche du partenariat public privé anime le gouvernement guinéen depuis deux ans. En marge des assemblées annuelles de la Banque islamique de développement en mai 2023 à Djeddah, l’État de Guinée a requis de cette institution financière un soutien au programme de SUKUK en Guinée. Ces obligations financières constituent une source de financement diversifiée aux gouvernements et aux entreprises.
Auparavant, la finance islamique issue du Maroc inspire la Guinée Conakry. Épris par ce modèle, ce pays peine à copier cette « finance islamique ou participative » fondée sur un triptyque. Elle innove, elle respecte les principes religieux, et elle prône l'inclusion financière.


