Cameroun-BAD : alliés à l’acharnement fiscal des contribuables
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La banque africaine de développement à travers des réformes préconise au Cameroun de se rapprocher de la pression fiscale de 15% du PIB d’ici 2028.
Entre 2025 et 2027, le contribuable camerounais va fouiller sa bourse dans sa profondeur. Il n’a aucun choix. Le programme économique et budgétaire du gouvernement impose au citoyen de consacrer 14,4 % de ses ressources à payer l’impôt.
Il concrétise cet acharnement fiscal. L’an dernier, il a soutiré avec la subtilité connue 14 % de taxes des poches du contribuable. L’État épouse cette logique de la taxe à prélever pour « accélérer le développement économique » du pays. Il augmente l’impôt dans l’intérêt du Produit intérieur brut (PIB).
A ses côtés, un partenaire de poids, un allié de tous les instants. La Banque africaine de développement encourage le Cameroun dans cette lancée. Elle préconise au gouvernement de réviser la loi de 2013 qui rationalise les incitations à l’investissement.
A l’écoute, le gouvernement concrétise depuis le 18 juillet cette réforme. Et il modifie la énième fois cette loi d’avril 2013. Cela réjouit la banque africaine de développement. Dans sa posture de financier du premier palier, elle se rassure que le Cameroun va rationaliser des exonérations de la TVA. Elle veille au suivi des réformes portées à restructurer des entreprises publiques.
La BAD encourage le gouvernement à humer l’odeur de la fiscalité environnementale dans le secteur minier. Elle s’en tient à sa posture d’allié économique pour que le Cameroun à travers des réformes préconisées se rapproche de « la cible de pression fiscale de 15% du PIB d’ici 2028 ».
Cette influence tient à la puissance de son portefeuille au Cameroun. Sa valeur financière dans ce pays se chiffre à 2,6 milliards de dollars destinés à financer 28 projets. En premier, les transports qui grapillent 68% des financements de la BAD. Elle va financer l’axe routier Ngaoundéré-Garoua à hauteur de 330,48 millions d’euros.
Le Projet d’aménagement territorial et de promotion du secteur privé de la région de l’Extrême Nord a ses faveurs sous la forme d’un prêt à hauteur de 203,1 millions d’euros. L’agriculture représente 9,31% de ce portefeuille. le secteur de l’eau et de l’énergie bénéficie de la largesse de la BAD à hauteur de 130 millions d’euros.


