Afrique de l’Est: l’intégration économique coûte 55 milliards $ à la BAD
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Déjà dix ans d’engagement économique de la Banque africaine de Développement en Afrique de l’Est. Elle y est à dessein pour vulgariser le portefeuille « intégrer l’Afrique » dans cette région.
Et le souci de veiller à son intégration économique contraint la Banque africaine de Développement d’investir 5,5 milliards de dollars. Elle investit cette palette financière à réaliser des infrastructures de transport, des projets et des infrastructures susceptibles de renforcer le commerce régional.
Déjà palpable, le chemin de fer électrique qui relie le Burundi, la Tanzanie et la République démocratique du Congo. Il vient rationaliser la mobilité frontalière en Afrique de l’Est.
Et selon la Banque africaine de Développement, suite à son investissement chiffré à 700 millions de dollars contre un investissement total nécessaire à cette infrastructure ferroviaire de 3,9 milliards de dollars, elle constitue une réponse aux besoins économiques sans cesse croissants de la région.
Véritablement, le commerce régional se voit renforcer. Et le résultat se détermine dans les transactions financières transfrontalières. La BAD investit 20 millions de dollars pour faciliter l’intégration des systèmes de paiement et de règlement au sein de la Communauté économique de l’Afrique de l’Est.
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Elle se s’arrête pas dans ce corridor. La BAD vient en renfort pour réduire les coûts du commerce voire éliminer les barrières non tarifaires en injectant 11 millions de dollars. Cet investissement capital est utile aux gouvernants de la communauté qui renforcent les capacités de leurs gouvernés.
Et dans le sillage de l’Analyse des capitaux, des services et des biens du marché commun de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) 2023-2024, avec à la clé son engagement à « Tenir la promesse d’intégrer l’Afrique », la Banque africaine de développement s’emploie à promouvoir la libre circulation des biens, des services et des capitaux.
La Zone de libre-échange continentale africaine, fort d’un marché de 3 000 milliards de dollars, est mis en exergue, et la BAD tient à ce que les gouvernements et les acteurs sociaux de cette communauté économique fassent de l’Afrique de l’Est une véritable force économique. Et avec le Protocole du marché commun de la CAE, il est possible de “créer une région prospère”.
D’autant plus que dans sa note les « Perspectives économiques en Afrique 2024 » du 30 mai 2024, la BAD annonce en prévision une croissance économique en 2024 de 4,9 % et en 2025 de 5,7 % dans cette sous région.
Pour l’essentiel, cela tient du fait l’Afrique de l’Est enregistre « des dépenses publiques élevées ». Elle consacre l’essentiel de ses investissements dans les infrastructures. Ainsi, l’Afrique de l’Est améliore «la connectivité intérieure».
Par ricochet, elle facilite le commerce avec les pays voisins. La sous région continue de fournir des efforts qui tendent à moderniser la production agricole. Mieux, ils stimulent « la productivité dans le secteur des services ».


