Nigeria : une dette payée de 128 millions dollars porte à l’investissement énergétique
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Cette dette apurée redonne un souffle nouveau au secteur gazier qui va améliorer la fourniture en électricité au Nigeria
Le Nigeria résolu à apurer une dette de producteurs de gaz. Cette décision vient à point. Cette « étape décisive » de compenser de redevances se résume à donner un nouveau souffle au secteur gazier voire à stabiliser la production électrique. La dette chiffrée de 128 millions de dollars payée, elle crée une ouverture à l’investissement.
Les producteurs de gaz vont s’équiper de générateurs électriques, ils vont réduire le déficit d’infrastructures avec à la clé une fourniture accélérée de l’électricité. Et derrière cette initiative, le gouvernement ne cache pas son ambition d’ici 2030 de produire chaque jour 12 milliards de pieds cubes de gaz.
Nigeria: une capacité productrice
Or, la production du Nigeria se limite à 8 milliards de pieds cubes par jour, à en croire la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission. Il exporte au quotidien 3 milliards de pieds cubes de gaz naturel liquéfié (GNL). Et le marché national consomme 1,5 milliard de pieds cubes chaque jour.
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Le Nigeria détient cette capacité de produire chaque année 30 millions de tonnes de gaz naturel liquéfie. Ce qui doit le placer au sommet de la pyramide en Afrique. Ses réserves chiffrées de 209,26 trillions de pieds cubes de gaz conduisent à une « Decade of Gas », une initiative du gouvernement du Nigeria de 2021 pour conforter une position acquise.
Nigeria:13 millions de tonnes de GNL exportées
En 2023, son tableau de bord affiche 13 millions de tonnes de GNL exportées. Cette performance tient entre autres à une synergie d’action de la compagnie publique NNPC Ltd (49 %), Shell (25,6 %), TotalEnergies (15 %) et Eni (10,4 %), sur l’île de Bonny.
Elles exploitent six trains de liquéfaction qui chaque année produisent 22 millions de tonnes. Ces entreprises gazières depuis août 2025, investissent 10 milliards de dollars dans un nouveau train pour atteindre le cap de 30 millions de tonnes par an.
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Avec la « Decade of Gas », à l’horizon 2030, le Nigeria veut faire du gaz une « ressource capable de catalyser la transformation structurelle de l’économie nationale vers une croissance expansive ».
Il inscrit cette ressource dans son agenda pour atteindre la prospérité. Déjà, les usines de traitement de gaz AHL, de ANOH, du gazoduc ANOH–Obiafu-Obrikom-Oben (OB3) inaugurées récemment participent à améliorer l’offre de gaz.
Nigeria: fournir une électricité stable
Aussi, la décision de rembourser la dette de producteurs de gaz, explore l’idée de fournir une électricité stable aux nigérians. Surtout que le Nigeria à l’horizon 2027, compte produire 8000 mégawatts contre 5 700 MW d’électricité moyenne produite jusqu’ici.
Cette électricité disponible du fait du déploiement des entreprises gazières va pallier les coupures d’électricité voire réduire le coût de 5 à 7 % porté au PIB du Nigeria. La Banque mondiale chiffre ces pertes économiques à 25 milliards de dollars chaque année. Les centrales au gaz (80 %) et hydroélectriques (20 %) approvisionnent le réseau électrique du Nigeria long de 20 000 km.


