Gaz nigérian : l’Algérie passe à la vitesse supérieure
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L’Algérie poursuit les travaux du gazoduc transsaharien (TSGP) lancés depuis le 4 juin. L’État tient à concrétiser ce projet énergétique continental après cette étape charnière.
Avec précision, la société algérienne des hydrocarbures s’implique à réaliser le tronçon algérien du gazoduc transsaharien à l’idée d’en faire un « mécanisme essentiel » qui facilite « l'intégration économique régionale » voire valoriser des « ressources énergétiques africaines ».
Jusqu’au bout des « phases opérationnelles et d’exécution », cette aventure gazière s’arrime à « transporter 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an depuis le Nigeria, via le Niger, vers l’Algérie », indique le gouvernement algérien.
Gaz nigérian: coopération renforcée
Avec le gazoduc transsaharien, « l’un des plus grands projets structurants à l’échelle », l’Afrique s’engage, rassurée de produire le gaz naturel, de transporter et d’exporter à cette étape charnière du projet du gaz issu du Nigeria et « des volumes supplémentaires produits en Algérie ».
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Les bassins gaziers mis en valeur vont être acheminés « vers les marchés régionaux et internationaux ». Et c’est la volonté du Nigeria, de l’Algerie et du Niger de « renforcer la coopération et le partenariat dans le domaine de l’énergie, et de soutenir la sécurité énergétique et le développement économique durable ».
Le Nigeria tire profit de l’expertise voire des infrastructures de l’Algérie liées au « traitement, du transport, de la liquéfaction et de l’exportation du gaz naturel ».
Gaz nigérian: accord autour des parts de marché
Les marchés européens commencent à avoir confiance à l’Algérie. A la suite de la crise ukrainienne intervenue depuis février 2022 et le boycott du gaz russe, son tableau affiche environ 12 % des importations gazières européennes.
L’accord de mise en œuvre du gazoduc Transsaharien signé le 3 juillet 2009 entre l’Algérie, le Nigeria et le Niger, les travaux se chiffrent à 12 voire 18 milliards euros. Alors qu’en 2009 au moment de lancer le projet, ces pays estimaient les travaux du Trans-Saharan Gas-Pipeline (TSGP) à 10 milliards de dollars.
La Sonatrach et la NNPC du Nigeria détiennent 90 % de parts, et la Compagnie nationale du pétrole du Niger détient 10 %.


