Coopération Afrique-Golfe : la clé d’une économie structurée
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En Afrique, le Golfe persique entame une marche économique voire stratégique. Ce n’est pas la dernière. Les pays du Golfe s’appuient sur un palier. Ils font du numérique un levier d’influence économique pour conquérir le marché africain.
Avec l’initiative AI For Developement lancée en novembre 2025 lors du G20 à Johannesburg en Afrique du Sud, les Émirats mettent un point d’honneur sur les infrastructures numériques. Ils mettent dans le panier d’investissement un milliard de dollars pour participer au développement économique de l’Afrique.
L’Arabie saoudite emboite le pas aux Emirats Arabe Unis. Elle consent d’investir à la fois dans les infrastructures numériques, les satellites et soutient les startups africaines. Depuis octobre 2024, l’Arabie saoudite trace sa Vision 2030 ouverte à l’Afrique.
Afrique-Golfe: l’innovation technologique tracé
Riyad consent 41 milliards de dollars dans ce plan de développement. Elle y associe la Banque africaine de développement. Et à ce tracé du digitale et de l’innovation technologique en Afrique, l’Arabie saoudite entraine sur ce chemin des partenaires comme des institutions multilatérales.
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Cette stratégie voire percée numérique se décline dans l’économie digitale et l’intelligence artificielle. Le conglomérat G42, depuis son point fixe d’Abu Dhabi, tient la manette de cette offensive. Il joue la carte de la diplomatie numérique.
Et en Côte d’Ivoire, depuis 2025, ce groupement financier consent 95 millions de dollars destinés à financer un datacenter, un centre d’excellence en IA. Ce soutien financier du G42 compte moderniser le déploiement administratif de la Côte d’Ivoire. Il tient dans ce pays à réduire le déficit structurel voire infrastructurel lié au numérique.
Afrique-Golfe: la carte du numérique
Le Kenya bénéficie aussi de ce tuyau numérique. Il voit Microsoft et G42 associés dans un investissement d’un milliard de dollars pour construire un centre de données. Ce cloud régional ouvert à l’Afrique de l’Est met l’IA à la portée des intelligences locales.
L’Arabie saoudite sort aussi de l’ombre l’entreprenariat. Avec un fonds de 250 millions de dollars émis depuis 2024, le groupe Mara éclaire les startups africaines répartis au Nigeria, Kenya, en Afrique du Sud, Égypte et Côte d’Ivoire. Cette coopération numérique liée à l’IA, le e-gouvernement et la cybersécurité vient d’étendre son fuseau numérique au Burkina Faso.
Pour autant, le partenariat économique de l’Afrique avec les pays du Golfe date. Entre 2012 et 2022, le Golfe persique a investi plus de 100 milliards de dollars avec aux avant postes les Émirats arabes unis (60 milliards de dollars). Mieux. Entre 2022 et 2023, les Emirats ont annoncé avoir consenti 97 milliards de dollars.
Au-delà d’une promesse, l’Afrique ouvre l’œil sur la prouesse d’Abou Dhabi qui l’offre une clé pour mieux structurer voire diversifier son économie. Et depuis juillet 2025, l’initiative Map Africa tient la main de l’Afrique pour dessiner cartographie numérique du continent.


