Mines: 40 tonnes d’or filent des frontières de la Côte d’Ivoire
-
Avec lucidité, le pays laisse échapper de ces recettes fiscales une palette financière de 4 milliards de dollars issue de l’exploitation minière artisanale.
Le gouvernement disposé à parer d’or les exploitants minières à la petite échelle. La Côte d’Ivoire, la Banque mondiale et le World Gold Council s’accordent sur un point commun. Ils veulent renforcer les capacités des acteurs de l’exploitation minière à la petite échelle de l’or.
Pour cela, ces entités élaborent un projet avec à la clé lutter contre des contrebandiers. Ces derniers menacent les efforts de cette couche vulnérable. Chaque année, à la lumière d’un rapport de l’ONG helvétique Swissaid, publié en 2024, ils favorisent la sortie illégale de 30 à 40 tonnes d’or.
La Banque mondiale s’active à fermer le robinet de cette contrebande qui en 2022, a exporté 40 tonnes d’or. Cela équivaut à 2 milliards de dollars. Et forcement, à travers le Partenariat multipartite pour une exploitation minière à petite échelle durable et responsable (MSPI), la Côte d’Ivoire et ses partenaires se rapprochent de plus près des exploitants miniers qui exploitent l’or à une échelle réduite. Ils associent selon le contexte les compagnies minières Endeavour Mining et Perseus Mining, à la formation des orpailleurs.
/image%2F7141210%2F20250714%2Fob_68198d_minerai-or.jpg)
Volontiers, ces partenaires amènent les exploitants miniers à respecter les normes environnementales et sociales internationales. Du coup, la première image éclairée, munie de cette connaissance, ces entrepreneurs auront une facilité à l’accès aux marchés de l’or.
Comme pour aller loin, le World Gold Council s’emploie à modéliser de mines à la petite échelle. Il ouvre la porte à une production voire à une ouverture du marché légale. D’autant plus que « la quasi-totalité de l’or issu de l’extraction minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) en Côte d’Ivoire » ne figurent pas dans les registres officiels de l’Etat ivoirien.
Lancé en 2023, après la première phase supposée s’achever en 2025, le MSPI entame dès 2026 la deuxième phase et ce jusqu’en 2033.


