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Afrique : le réseau ferroviaire comme levier de croissance

  • Charles Onana
  • Economie

Le Cameroun, le Maroc, l’Egypte fournissent des efforts à même de fluidifier les échanges transnationaux et de consolider l’intégration régionale.

Volontiers, l’Afrique repart à la reconquête de son réseau ferroviaire. Le Cameroun, le Maroc, l’Egypte se résolvent à polir ce tracé. Ils y investissent pour une mobilité des habitants et pour en faire un autre levier de leur croissance économique.

 

Ces pays fournissent des efforts à même de fluidifier les échanges transnationaux et de consolider l’intégration régionale. Ils bénéficient du soutien financier de la Banque mondiale notamment le Cameroun et l’Egypte à 4,5 milliards de dollars en 2025 et 6 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

 

Afrique : un nouvel élan au réseau ferroviaire

Le Cameroun se résout à optimiser des chaînes logistiques locales au point d’en faire un réseau transnational. Il agit via la mise en œuvre du projet de transport multimodal.

Son choix se porte sur le corridor Douala-N’Djamena où des experts de la logistique ferroviaire modernisent 17 aiguillages. A la fois, ils installent des passages à niveau et réhabilitent 55 ponts ferroviaires. Ces techniciens prennent soins de sécuriser ces infrastructures et équipements.

 

A la suite de ces investissements, le Cameroun engrange des profits. entre 2012 et 2022, il réussit à réduire le coût de transport d’un conteneur de 20 pieds de plus de 7%. Et à en croire la banque mondiale, les gains atteignent le cap de 5 560 dollars contre du 6 000 précédemment.

 

Le marché entre le Cameroun et le Tchad cesse de se disperser. Il se renforce avec la clé les opérateurs économiques importent voire exportent des marchandises à des prix réduits.

 

Le Maroc crée la proximité via les Trains métropolitains

Le Maroc table depuis des lustres sur les Trains métropolitains de proximité (TMP). Il s’allie à l’industriel Hyundai Rotem qui fournit de 48 trains. L’accord signé entre ces partenaires intime ce concessionnaire à implanter une usine au Maroc pour fabriquer et assembler des TMP et régionaux. Ce qui favorise le transfert de technologies et crée d’emplois.

 

L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) participe au financement du TGV notamment la LGV Kenitra-Marrakech (430 km) à 70% et la Région à 30%. Et l’investissement consenti se chiffre à 96 milliards de dirhams. Et « ces projets constituent une véritable locomotive pour le développement de l’écosystème industriel national », précise l’Office.

 

Égypte : éprise du réseau ferroviaire

L’Égypte étale son ambition sur le projet de développement logistique et le projet RISE (Railway Improvement and Safety for Egypt). Il choisit le corridor Le Caire-Alexandrie et Alexandrie-Nag Hammadi.

 

Ce réseau ferroviaire appelé à s’étendre va profiter à environ 30 millions résidents de ces localités à qui le gouvernement fait la promesse de faciliter un accès aux infrastructures et aux services de transport durables. A travers le projet RISE, l’État égyptien compte améliorer la sécurité et la qualité de service des transports.

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