Climat: le visage éveillé de l’Afrique
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La fin de ce second sommet africain sur le climat tenu du 8 au 10 septembre en Ethiopie ouvre le chapitre lié à la COP30 en novembre 2025 au Brésil.
L’Afrique aspire être une puissance industrielle respectueuse de l’écologie et épicentre de l’économie verte. Et c’est possible. Le sommet de l'Union africaine sur le climat à Addis-Abeba achevé le 10 septembre, trace et dessine l’ombre de diverses facettes.
La stratégie africaine puise de ressources dans les énergies renouvelables. Elle prône la coalition des pays producteurs et exploitants de ressources minérales. C’est pertinent. C’est important. Les experts s’accordent à ce que l’Afrique développent, transforment toute cette énergie pour en faire une puissance industrielle verte.
Afrique : un engagement climatique
Les politiques s’engagent à « accélérer le développement des énergies renouvelables et des infrastructures ». Ils élaborent un agenda susceptible de « rendre l’énergie accessible ». Et avec une gouvernance fondée sur la transparence, les pays détenteurs et producteurs de minerais, tirent profit à leur juste de ressources exploitées.
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L’Afrique s’engage aussi à protéger son héritage culturel et naturel. Entre 2020-2021, chaque année, juste 13 milliards de dollars atterrirent dans son coffre-fort liés à l’adaptation climatique. Ce qui représente 20 % des flux mondiaux. Cela à une distance considérable de 100 milliards de dollars annuels. Cette promesse de la COP21 peine à être tenue.
La fin de ce second sommet africain sur le climat ouvre le chapitre lié à la COP30 en novembre 2025 au Brésil. L’Afrique s’active à faire entendre une voix unique à l’idée de prôner le leadership de la lutte contre le changement climatique.
Afrique : un visage à l’éveil
Encore si proche et si loin de la COP30, le Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar fonde son engagement sur Laudato Si’ et Laudate Deum. Il plaide pour éliminer de manière progressive et équitable des combustibles fossiles voire pour une transition vers les énergies renouvelables.
A l’idée de veiller à mettre en œuvre des engagements climatiques, les religieux comptent créer un observatoire ecclésial sur la justice climatique. Ils crient à l’éveil auprès des acteurs éthiques voire politiques pour construire une Afrique verte et résiliente.
A Addis-Abeba lors du deuxième sommet africain sur le climat, les politiques ne se contentent pas d’« accélérer les solutions climatiques mondiales », ils veulent « financer le développement résilient et vert de l'Afrique ».
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Prêt à de solutions innovantes
Les acteurs sociaux activent des partenariats qui transforment et contribuent à des solutions innovantes à même de relever les défis climatiques de l'Afrique. Surtout que l'ONU Climat rappelle à dessein le financement climatique en faveur des pays en développement qui atteint chaque année une hauteur chiffrée à 1 300 milliards et ce jusqu’en 2035.
A la veille de la COP30, les politiques s’accordent à rendre opérationnel les marchés du carbone. Ils s’apprêtent avec en tête le premier ministre d’Ethiopie Abiy Ahmed, à être « un continent de solutions ». Les Etats vont débarquer au Brésil munis du "Pacte africain pour l'innovation climatique".
Ce pacte certifie « produire 1 000 innovateurs d'ici 2030 ». A la fois, les Africains assistés de partenaires s’attèlent à le financer et à le mettre en œuvre. Et ce à une bonne distance du pacte financier mondial signé il y a deux ans à Paris.


