Afrique : un endettement poussé de 65 % du PIB
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Cette forte dette stabilisée de 65 % du produit intérieur brut (PIB) amène les ministres et les gouverneurs africains des institutions de Bretton Woods réunis du 13 au 18 octobre avec la direction du FMI à faire un constat.
L’endettement de l’Afrique touche la plupart des coins reculés et enclavés du continent. Du coup, « les paiements d’intérêt absorbent 15 % des recettes » et « les coûts d’emprunt élevés et la contraction de l’aide publique restreignent le financement extérieur » dans la majorité de pays à faible revenu, précisent les autorités.
Malgré une conjoncture économique mondiale difficile, les ministres et les gouverneurs africains des institutions de Bretton Woods relèvent une montée de la croissance. Cette croissance attendue se chiffre à 4,2 % en 2025. Ce « chiffre identique à 2024 » croise une croissance mondiale chiffrée à « environ 3,2 % en 2025 » contre « 3,3 % en 2024 ».
Afrique: une inflation de 4%
L’embellie surfe sur un « ralentissement de l’inflation, la mise en œuvre de mesures macroéconomiques » voire des réformes, à en croire les ministres et les gouverneurs africains accrédités auprès du Fonds mondial international et de la Banque mondiale. Cette inflation recule en moyenne de 4 % au point de faire remonter en surface la vulnérabilité des zones enclavées de l’Afrique.
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Le continent affirme une résilience et le groupe des gouverneurs africains lors des Assemblées annuelles 2025 de la Banque mondiale et du FMI décline une feuille de route déterminante. Elle est encline à « préserver la stabilité macroéconomique et financière » de l’Afrique.
Cette feuille de route se fonde sur une avancée des réformes politiques perceptibles par des emplois créés et une croissance durable. Les politiques mobilisent davantage des ressources. Ils veillent à leur gouvernance, font preuve de transparence budgétaire et de responsabilité voire un regard davantage porté à la gestion des finances publiques.
Afrique: définir une stratégie pour moins d'endettement
Les Etats définissent des « stratégies budgétaires » qui concilient « assainissement et croissance » préoccupés à accorder une marge aux « investissements prioritaires ».
Le FMI apprécie. Il accorde chaque année à travers le mécanisme du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, des prêts à taux zéro aux pays à faible revenu. Ces crédits chiffrés à 7,1 milliards de dollars viennent « répondre aux besoins croissants » desdits pays.


