Le Cameroun faiblit à mobiliser des ressources
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Un rapport pays 2025 de la Banque africaine de Développement amène le Cameroun à parier sur le capital
Nouvelle vue de la Banque africaine de développement (BAD) au Cameroun. Elle éclaire le politique sur « l’urgence de renforcer le capital national pour soutenir un développement durable et inclusif ».
Dans une récente revue pays, l’institution bancaire panafricaine a dévoilé le 21 juillet la « croissance économique résiliente » du Cameroun.
Elle se conforte dans une « reprise notable ». Certes, une croissance modérée, les résultats économiques du Cameroun atteignent la barre de 3,6 % en 2024, contre 3,2 % en 2023. La performance du secteur non pétrolier concoure à cette remontée.
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En 2025, cette résilience du tissu économique du Cameroun tend à se confirmer. Le gouvernement appuie sur un levier. Il accélère l’investissement public. Il déploie des mécanismes qui favorisent le développement des industries extractives. L’État couvre le territoire de nouvelles infrastructures. Et les premiers bénéficiaires exercent entre autres dans le secteur de l’énergie et du transport.
Malgré ce capital solide, le Cameroun se fait malmener sur un palier. Il peine à mobiliser des ressources domestiques. Le gouvernement confirme cette faiblesse. Au premier trimestre 2025, le Cameroun a mobilisé peu de ressources budgétaires.
Il a atteint le cap de 82,1% à en croire le ministère des Finances. Ce qui conduit à « une baisse de 55 milliards de Fcfa par rapport au 1834,6 milliards attendus ». Il a mis le pied à l’étrier du capital financier.
Les émissions des titres publics. Cela n’a pas été porteur. Le Cameroun a seulement mobilisé « 113,2 milliards de Fcfa en dépassement des 95 milliards attendus » au point de ne pouvoir « amortir le choc de cette faible performance financière », précise le ministre des Finances.
Il éprouve de difficultés à financer de projets de développement. Et à l’horizon 2030, la BAD estime ses besoins de financement à 10,9 milliards de dollars. Pour pallier cela, elle propose au Cameroun d’intensifier des « réformes fiscales et non fiscales ». Il doit de manière progressive intégré « le marché du carbone ».
Par ailleurs, le gouvernement doit mettre l’accent sur le « capital naturel dans le calcul du produit intérieur brut ». Il revient au pays de valoriser entre autres le capital des affaires, le capital humain et le capital financier.


