Importation : le scénario du Cameroun qui crée de la distance
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Le gouvernement élabore un Plan intégré d’import substitution agro-pastoral et halieutique mis en œuvre entre 2024 et 2026.
C’est une première. Une première réussite sur le chemin du rééquilibrage de la balance commerciale. Le Cameroun parvient à moins importer des produits commerciaux de premières nécessité. Et sa balance commerciale enregistre une baisse.
En 2024, le déficit de la balance commerciale pointe à 440 millions de dollars contre 1056 millions de dollars en 2023. Une avancée notoire enregistrée depuis 2020. Le rapport sur l’économie camerounaise 2024 relève cette performance fondée sur une panoplie d’initiatives étatiques.
Plan élaboré
Le gouvernement élabore le Plan intégré d’import substitution agro-pastoral et halieutique (PIISAH) 2024-2026 question de fournir les étals commerciaux, de supermarchés, de galerie marchande en produits locaux au détriment de produits importés. Il table sur 2414,72 millions de dollars avec à l’idée de réduire le déficit de la balance commerciale.
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En février 2025, le gouvernement se rapproche du marché financier avec à la clé 1408 millions de dollars mobilisés. Il sécurise 200 000 hectares sur 400 000 de terres des périmètres hydroagricoles et halieutiques.
Infrastructures construites
Et avec précision, l’État aménage 2 300 ha de périmètres hydroagricoles disséminés dans certaines régions du Cameroun. Par ailleurs, le gouvernement construit 25 barrages de retenue d’eau destinés aux activités agropastorales.
Cette année 2025, « la construction d’infrastructures hydroagricoles va accroître la productivité », à en croire le directeur général de l’Upper Nun Valley Development Authority. Et ce du fait que « la culture du riz est très liée à la gestion de l’eau ».
Importation: financement réparti
L’État répartit une palette financière aux opérateurs privés via la caisse de la Banque camerounaise des Petites et moyennes entreprises (17,6 millions de dollars). Le gouvernement attribue 8,8 millions de dollars aux producteurs sous la bannière de l’Institut de recherche agricole pour le développement, l’Office céréalier, à la Société de développement et d’exploitation des productions animales, l’Upper Nun Valley Development Authority, du Projet Viva Logone, Viva Bénoué.
Les efforts fournis jusqu’ici conviennent à produire 401 084 tonnes de riz paddy. Ce qui contribue à réduire « la dépendance aux importations ». Encore, le Cameroun se tient à distance du pic de production attendu qui se chiffre à 464,5 milliers de tonnes de riz en 2026.
Importations: résultats acquis
Pour l’instant, il produit 2,3 millions de tonne de maïs, 6,8 millions de tonne de manioc, 46 000 tonne de farine panifiable de manioc, encore insuffisant pour baliser le chemin au made in Cameroon.
Avant d’atteindre un supplément d’huile de palme de 60 000 tonnes en 2026, les producteurs veillent à réhabiliter 5 000 hectares de plantations végétales et d’agro-industries. Cette initiative va s’étendre sur 30 000 hectares. Et pour l’heure, le Cameroun produit 403 817 tonnes.
Avec certitude, entre 2013 et 2021, ses dépenses liées aux produits alimentaires importés se chiffrent en moyenne à 5 280 millions de dollars chaque année.
Le pays achète en quantité du riz, poisson alors qu’il produit 244 906 tonnes, blé, maïs, de l’huile de palme. En 2022, avec la crise du Covid-19, il atteint le pic de 7 040 millions de dollars au point de chiffrer à 2600 millions de dollars le déficit de la balance commerciale.


