TICAD 2025 : une conférence intense en attente d’être féconde
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La 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) s’achève le 22 août à Yokohama, au sud de Tokyo sous fond d’engagements et d’aspirations.
Le Japon et l’Union africaine (UA) voire les co-organisateurs de la TICAD s’engagent à « améliorer et à réviser en permanence le processus de la TICAD ». Ils se soucient de « mieux l’aligner sur les priorités de développement africaines ».
En premier, ces politiques se résolvent à prioriser les « initiatives et actions définies lors de la TICAD 9 et à les mettre en œuvre de manière inclusive ». Cet engagement va être aligné sur l’Agenda 2063 de l’UA et les Objectifs de développement durable 2030.
Japon: soutenir les investissements privés
Davantage, en Afrique, le Japon va soutenir les investissements du secteur privé. L’attention sera marquée dans le secteur de l’énergie, la santé, l’éducation, l’emploi des jeunes voire de la sécurité alimentaire. Et l’idée consiste à convaincre les entreprises japonaises à investir dans les infrastructures énergétiques.
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Ces investissements directs étrangers attendus, à en croire l’Algérie sont « indispensables pour stimuler la croissance en Afrique ». Ils doivent privilégier les infrastructures, les énergies renouvelables, l'industrie de transformation, dans le strict respect des « normes environnementales et sociales ».
D’ici-là, Tokyo va investir dans le capital humain. Il agit en formant au cours de trois prochaines années 30 000 experts en intelligence artificielle. Et ce avec cette nécessité de « co-créer un environnement propice à la transformation numérique de l’Afrique ».
Le TICAD souligne « la nécessité d’un transfert de technologie sur une base mutuellement convenue, et du renforcement des capacités et des institutions ». Cela concoure à cette aspiration à « co-créer des solutions innovantes et durables ».
Japon: un œil aux minerais
Le Japon pense à diversifier et sécuriser ses approvisionnements. Il lorgne de minerais et terres rares, de la matière première essentielle à alimenter son secteur industriel basé sur la haute technologie et à sa transition énergétique. Et le partenariat avec l’Afrique continue d’être à point pour faciliter cet accès.
A propos, le Japon propose entre autres à l’Angola, la Namibie, la RD Congo, la Zambie voire Madagascar, pays Africains riches en minerais, un partenariat industriel et de transfert de technologie. Il aguiche l’Afrique à travers un accord de prêt de 5,5 milliards de dollars en la soumettant à une gestion transparente de cette dette publique.


