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Adaptation climatique : la communauté internationale affaiblit les producteurs familiaux

Les efforts de la communauté internationale pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre affaiblissent les petits agriculteurs familiaux. Climate Focus chiffre le besoin annuel de 498 millions de petits producteurs à environ 443 milliards de dollars.

Avant l’arrivée de l’Afrique à la COP30, une alerte survole son univers. Elle veut faire vaciller le continent. Ce souffle vient de Climate Focus, Agriculture familiale pour l’action climatique (FFCA). Cette alliance murmure dans un rapport que « le financement de l’adaptation a besoin des petits producteurs ». Encore, le financement disponible peut « Nourrir le monde dans un climat changeant ».

 

Adaptation climatique: des flux financiers générés

Climate Focus cherche du côté des flux financiers générés par l’adaptation climatique « pour aider les petits producteurs familiaux à faire face aux impacts du changement climatique ».

 

L’alliance propose de créer un « Fonds pour les agriculteurs ». Elle se fonde sur un fait. Le climat financé chaque année à hauteur de 443 milliards de dollars peuvent constituer une aide considérable aux producteurs familiaux pour « faire face aux impacts du changement climatique ». Or, l’ONU chiffre les subventions agricoles annuelles capables de nuire à la planète à 470 milliards de dollars.

Un fardeau lourd pour 160 gouvernements signataires de la Déclaration des EAU sur les systèmes alimentaires. Ce qui les engage à intégrer à leurs plans nationaux l’alimentation et l’agriculture. A l’approche de COP 30, ces plans revus doivent porter sur l’adaptation climatique et l’atténuation.

 

Producteurs: un besoin annuel de 443 milliards $

Le besoin annuel de 498 millions petits producteurs se chiffre à environ 443 milliards de dollars. Il peut contribuer à « renforcer leur résilience » voire à ce qu’ils s’adaptent aux impacts des changements climatiques.

 

Pour cela, sur chaque hectare, chaque producteur doit investir 800 dollars. Cet investissement porte à encourager des pratiques agricoles qui atténuent les émissions à effet de serre. Elles crée la résilience face aux effets du changement climatique. L’agroécologie favorise la fertilité des sols, facilite l’accès aux semences paysannes davantage résistantes aux sécheresses.

 

Et chaque agriculteur qui investit 141 dollars sécurise des « moyens de subsistance résilients ». Et ce à travers les « filets de sécurité et de systèmes d’alerte précoce », indique Climate Focus. Par ailleurs 12 dollars investis garantissent à l’agriculteur un « accès aux services climatiques numériques ».

 

La FFCA rappelle qu’en Afrique du Nord, 7,88 milliards de dollars sont nécessaires pour subventionner les « pratiques résilientes et à faibles émissions ». Dans cette région, elle fixe le financement de « systèmes d’alerte précoce et filets de sécurité adaptatifs » à 0,93 milliard de dollars. Et pour disposer de services climatiques numériques, le potentiel montant se chiffre à 0,08 milliard de dollars.

Adaptation climatique: financement

En Afrique de l’Est, l’État doit subventionner le petit producteur à hauteur de 30,18 milliards de dollars pour les « pratiques résilientes et à faibles émissions ». Il consent 4,07 milliards de dollars pour fournir de « systèmes d’alerte précoce et filets de sécurité adaptatifs » à l’agriculteur. Et le dispositif de services climatiques numériques nécessite un financement de 0,35 milliard de dollars.

 

En Afrique centrale et de l’Ouest, l’investissement annuel nécessaire à l’État pour assouvir ce besoin aux petits exploitants familiaux se chiffre respectivement à 2,92 milliards et 11,11 milliards de dollars.

 

Ces Etats peinent à mobiliser ces fonds alors qu’ils consacrent d’énormes efforts et de l’énergie au service de la dette. Et leurs besoins chiffrés à 443 milliards de dollars représentent « un montant inférieur aux 470 milliards de dollars de subventions agricoles » qui nuisent à la santé des personnes. Pire, elles alimentent « la crise climatique », dégradent l’environnement et elles creusent « les inégalités en excluant les petits exploitants agricoles ».

 

Cette somme équivaut au « quart des revenus annuels des 25 plus grandes entreprises alimentaires du monde ». En 2023, à en croire Climate Focus, ces revenus s’établissaient à 1,8 milliard de dollars. Or, les petits producteurs ne bénéficient pas des faveurs de l’adaptation climatique. En 2021, la communauté mondiale a dépensé 1,59 milliard de dollars, soit 0,36 % des 443 milliards nécessaires.

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