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Afrique de l’Ouest: ouverture à l’agroécologie pour contrer la menace de pesticides

Le Sénégal, Burkina, Guinée et Bénin posent sur la table de la Pesticide Action Network Afrique (PAN) une palette financière de 800 000 dollars. Elle va promouvoir des alternatives agroécologiques.

 

Nouveau pas conséquent de l’Afrique de l’Ouest pour empêcher les pesticides d’envahir son espace marchand et agricole. La sous région initie un projet qui se resume à « éliminer progressivement les pesticides extrêmement dangereux dans l'agriculture ». Et à ce propos, elle s’active à promouvoir « des alternatives agroécologiques saines et durables ».

 

Dans cet élan, l’Afrique de l’Ouest veut protéger les agriculteurs, les producteurs entre autres du Sénégal, Burkina, Guinée et Bénin surtout « les plus vulnérables face aux risques d'intoxication ». Dès lors, elle pose sur la table de la Pesticide Action Network Afrique (PAN) une palette financière de 800 000 dollars.

 

Ce financement conséquent est d’appoint à éliminer de manière progressive des pesticides hautement dangereux. Il va à en croire le ministère sénégalais de l'Agriculture, contribuer à « la préservation des terres destinées à l'agriculture et à la protection des ressources hydriques ».

 

Eliminer les pesticides: un enjeu

Il convient de sauver entre autres les sols, cultivateurs voire l'environnement de l’Afrique de l’Ouest de ce fléau savamment entretenu. La Stratégie nationale de transition agroécologique du Sénégal en fait une priorité au point de faire « la pérennité des terres cultivables et la préservation des ressources en eau » un enjeu.

 

Surtout que les gouvernements en Afrique de l'Ouest contribuent à faciliter la flambée de l’importation des pesticides. Cette sous région a en 2020 importé 437 930 tonnes contre 218 900 tonnes en 2015. Elle méprise les risques sanitaires et environnementaux liés à cette importation.

 

Ce qui implique que les citoyens achètent des produits et denrées alimentaires qui les intoxiquent. Les terres et sols destinées à l’agriculture se dégradent, et cette importation des pesticides continue à être une menace à la biodiversité. Elle influe sur le réchauffement climatique.

 

Afrique de l'Ouest: ouverte à l'agroécologie 

Face à cette menace permanente, l’Afrique de l’Ouest s’ouvre à l’agroécologie. Cette alternative agricole porte de fruits. Au Benin, la gestion intégrée des cultures conduit à réduire de 20 à 30 % des intrants chimiques. En zone sèche, elle favorise +25 % de rendements agricoles. L’agroforesterie et compostage contribuent à séquestrer de 1,5 à 2 tonne CO₂/ha/an le carbone. Ils influent de +40 % sur la biodiversité.

 

La gestion de l'eau et des cultures de couverture pousse les agriculteurs à être résilients face aux sécheresses. Elle contribue à fertiliser le sol. Au bout de cette chaîne, les intoxications ont été réduites de -40 %.

 

Et à l'horizon 2035, dans son sacré parcours agroécologique, le Benin s’engage pour « une agriculture sans pesticides hautement dangereux, résiliente et certifiée SPG ».

 

PAN: feuille de route

D’ici trois ans, le projet de PAN Afrique se propose de réaliser des études de référence sur les HHPs, une cartographie des acteurs. Et après une analyse, il va procéder à renforcer les capacités des agriculteurs.

 

Aussi, il compte faire un plaidoyer pour amener les gouvernements à déploier 40 parcelles pilotes agroécologiques. Les bonnes pratiques acquises dans l’agroécologie vont être capitalisées pour en faire de politiques publiques.

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