Systèmes alimentaires : du crédit pour consolider les acquis des entreprises agroécologiques
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La Fondation Biovision vient de réunir à Dakar au Sénégal des multi-acteurs à l’idée d’adapter les mécanismes financiers aux réalités des entreprises agroécologiques.
Avec conviction, des acteurs politiques, des financiers et investisseurs, la société civile sortent du Forum africain sur les systèmes alimentaires du 31 août au 5 septembre à Dakar animés de la nécessité de construire autour de l’agroécologie des mécanismes financiers hybrides.
Et ce du fait que cette pratique agricole renvoie à une « rentabilité plus durable et plus juste que les modèles qui détruisent les personnes et la nature ». Dès lors, un consensus nait pour allier crédits, appuis techniques, investissements et politiques publiques incitatives.
Entreprises agroécologiques: de prêts à octroyer
C’est acté à la suite d’une journée de réflexion sur le financement durable des entreprises agroécologiques. Les acteurs politiques, financiers, sociaux et investisseurs se résolvent à élargir le champ d’action desdites entreprises dans un écosystème qui favorise la « transformation des systèmes alimentaires africains ».
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Et ces multi-acteurs pensent adapter les mécanismes financiers aux réalités des entreprises agroécologiques (EAE) pour parvenir à financer la transition agroécologique en Afrique. Un défi permanent qui conduit à « l’octroi de prêts ».
Certes, cette facilité est essentielle. Mais, « il faut aller au-delà du crédit », indique le responsable à la Banque de développement agricole de Tanzanie (TADB). Hawabai Abdulla soutient qu’il faut décliner cette concession en une triptyque. Le financement, l’assistance technique et la sensibilisation. Et ce d’un fait.
Agroécologie: comprendre l'initiative
Il convient d’amener « les agriculteurs, les entrepreneurs et les marchés » à comprendre « l’importance de ces initiatives qui apportent des bénéfices sanitaires, économiques et environnementaux », précise le banquier.
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Plus est, cette initiative nécessite un engagement à la fois des politiques publiques, des financiers, de la société civile pour mettre en œuvre des « stratégies nationales d’agroécologie ».
Or, le financement de l’agroécologie se construit étape après étape. Il devient convenable de « prouver par des données solides que les entreprises agroécologiques sont viables, rentables et génératrices d’impacts sociaux et environnementaux », indique le chargé de projet à la Fondation Biovision, Hans von Zinkernagel.
Convaincu de certains indicateurs, cette organisation suisse compte apporter la preuve que « investir dans l’agroécologie, c’est à la fois soutenir des entreprises performantes et répondre aux urgences climatiques et alimentaires ».
Cette percée de l’entrepreneuriat agroécologique est palpable dans huit pays Africains. Dans un environnement favorable « 300 entreprises agroécologiques améliorent les moyens de subsistance, créent des emplois, garantissent une alimentation saine et protègent l’environnement », soutient l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA).
Elles viennent contrecarrer les modèles agricoles intensifs. Et dans un discours dominant qui tend à perdurer voire à s’encrer dans les esprits, les grandes institutions internationales privilégient ces modèles agricoles aujourd’hui décriés ».


